Laissez-vous conter la Vallée de la Tet






Rodès



Le clocher

Le clocher

L’église Notre Dame de l’Assomption de Rodès autrefois église Sant Joan, 1er Saint patron de Rodés

L’édifice roman orienté est transformé au XVIIème siècle ce qui peut être expliqué par un changement d’utilisation. Elle est alors dédiée à Nostra Senyora d’Agost (Notre Dame d’Août, fête de l’Assomption de la Vierge). Elle devient alors l’église paroissiale du village à la place de celle de Domanova (XVIème siècle). Le bâtiment est construit directement sur la roche, le chœur est situé à l’Ouest. Il a la forme d’un chevet plat qui va accueillir un retable à la nouvelle mode. L’ancien chœur médiéval devient l’entrée de l’église, elle est surmontée d’un clocher décoré de réalisations en terre cuite. La date de 1637 située dans le chœur de l’église témoigne des remaniements de cette époque.

L’église conserve un patrimoine mobilier constitué essentiellement de retables dont un grand nombre a été remanié au XIXème siècle en profitant de l’investissement financier de grandes familles qui vivaient à Rodes comme les De Candy.
Parmi ces retables celui de la Vierge du début du XVIIème siècle présente un intérêt particulier. Il appartient à la famille des retables à panneaux peints du début du XVIIème siècle, il a récemment bénéficié d’une restauration complète qui permet une meilleure lecture de cette œuvre. Les peintures sont d’une grande qualité d’exécution, le style et les scènes représentées sont très proches d’un retable qui lui est contemporain et qui est aujourd’hui conservé dans l’ermitage de Font Romeu. Ce dernier est un haut lieu de la dévotion mariale en Cerdagne comme Domanova l’est en Conflent. La sculpture est également très fine, la statue de la Vierge à l’Enfant dans la niche centrale du retable est exemplaire à cet égard.
Les retables du maître-autel, de saint Charles Borromée et de la Sainte Famille ont connu des modifications au XIXème siècle. Les repeints en faux – marbre n’ont pas altéré la typologie de ces retables.
Celui du maître-autel est une œuvre composite qui comprend un soubassement en faux marbre. Le retable est du XVIIIe siècle, les statues ne sont pas toutes contemporaines du retable, la polychromie des éléments d’architecture est bien conservée dans les premiers registres du retable.
Les deux autres retables appartiennent à la famille des retables qui encadrent des toiles peintes. Une grande au premier registre du retable et une plus petite au niveau du fronton. Celui dédié à la Sainte Famille ne conserve que peu d’éléments du XVIIIème siècle, la toile centrale est du XIXème. Celui dédié à saint Charles Borromée semble avoir conservé ses toiles peintes d’origine. Il a également conservé toute sa structure du XVIIIème siècle et sa dorure. Sur les gradins on remarque un tabernacle du XVIIème siècle, le Christ est entouré des deux anciens protecteurs de l’église, saint Jean l’Evangéliste et Saint Jean Baptiste.

L’ermitage de Domanova

L’édifice actuel date du XVIIème/ XVIIIme siècle, c’est un des plus importants ermitages du Conflent. Il est sous la protection de la Vierge Marie, les aplecs y sont nombreux et en relation avec la vie de la Vierge : le lundi de Pentecôte (l’Esprit Saint descend sur les apôtres et la Vierge Marie), le 8 septembre (jour de la Nativité de la Vierge). La Résurrection du Christ y est fêtée le lundi de Pâques, celui du 29 septembre dédié à l’archange saint Michel rappelle l’ancien saint titulaire de l’église de Las Croses. L’église était divisée en deux nefs, l’une dédiée à saint Michel l’autre à la Vierge. Le retable de l’époque gothique conservé sur le côté de l’actuelle nef nous donne les dimensions approximatives d’une de ces nefs. L’ermitage a été endommagé dans le contexte des guerres franco-espagnoles. Le Père Camos en fait une transcription lyrique en 1657, en relatant l’arrivée de huguenots sur l’ermitage et les blessures qu’ils auraient infligées à l’ermite. Deux toiles peintes récentes racontent l’histoire de l’ermitage, la découverte de la statue et le pillage de l’ermitage.
Dès la première moitié du XVIIème siècle des familles s’investissent afin de réparer l’édifice, c’est à la fin du XVIIème siècle que le chœur aura sa forme actuelle. Un retable à la mode post-tridentine a été réalisé dans les premières années du XVIIIème siècle. Il a été conçu pour accueillir la statue gothique de l’ancien retable qui est présenté sur le côté de la nef.
Ce dernier a été considérablement repeint, les scènes évoquent les épisodes de la vie de Marie, la dormition, l’adoration des mages, l’annonciation ainsi que celles directement en relation avec les aplecs comme la Pentecôte. Le retable baroque du maître-autel reprend également quelques unes de ces scènes. La chapelle latérale à gauche du chœur conserve un retable XIXème dédié à saint Michel, témoignant ainsi de l’ancienne titulature d’une des nefs de l’ancien édifice.
Les peintures murales réalisées au XIXème siècle par Oromi relatent des épisodes importants de la vie de l’ermitage comme la découverte de la statue, présentée comme une des plus anciennes en Conflent et sa restauration au XIXème siècle.
C’est un des ermitages les mieux conservés des comtés nord-catalans. En plus de ces retables, le chœur est clôturé d’une très belle grille en fer forgé du XVIIIème siècle. Domanova conserve également de nombreux éléments relatifs à la dévotion populaire, et abrite une très belle collection d’exvotos peints sur bois, du 17eme et début 19eme siècle.






Pays d’art et d’histoire "Vallée de la Tet" - 10, rue de l’Hôpital - 66130 Ille-sur-Tet / Tél. 04 68 84 57 95 - Fax. 04 68 84 28 76
>>

Nos partenairesNos partenairesNos partenairesNos partenaires